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dimanche 2 décembre 2012

Les dix Québec - #1 - Le Québec francophone prospère

Atlantide
Club de Golf Atlantide,
Notre-Dame-de-l'Île-Perrot
Vous l’avez probablement appris à l’école, qu’il y ait un lieu qui s’appelle le Québec, situé quelque part dans le monde. Mais peut-être il n’y a pas qu’un Québec, mais dix. Comment ça se fait ?

Parlons-nous de la fameuse « partition » du West Island et quelques réserves autochtones ? Non, il s’agit plutôt des partitions (clusters) que nous avons faites à partir des statistiques sur les circonscriptions électorales au Québec, selon leurs caractéristiques, ce qui n’a souvent rien à voir avec le West Island ni des anglophones.

Après avoir opéré l’Algorithme des k-moyennes sur les Dossiers Socio-économiques du DGEQ, en écartant temporairement la politique et se concentrant sur des traits comme la population, le revenu, le pourcentage de locataires, la langue parlée à la maison, etc., on a pu discerner 10 regroupements distincts. Les résultats étaient intéressants, et pourraient même servir d’une sorte d’introduction à la sociologie politique du Québec.

Nous allons examiner ces 10 Québec en série sur ce site web. Aujourd’hui, on commence avec la première partition, celle de Soulanges (Saint-Lazare, Rigaud, etc.). On pourrait la surnommer « Le Québec francophone prospère ».
Summary: A POST WHEREIN we use k-means analysis on socio-economic census data to find ten distinct clusters among the various National Assembly electoral ridings (districts) of Québec; and introduce a series of sketches with a description of the first cluster, which we have labeled "Prosperous French Québec".

mardi 4 septembre 2012

Circonscriptions à surveiller

La soirée des élections, les journalistes vont commencer à annoncer les résultats des circonscriptions, une par une, sans ordre particulier. Comment savoir où on en est avec les résultats, les gouvernements, les majorités ou minorités, si on a seulement une poignée de circonscriptions annoncées?


On peut résoudre ce problème en vous donnant la liste des circonscriptions selon les chances que les partis ont à y gagner.

Nous n'avons vraisemblablement pas la bénéfice (si on peut l’appeler ça) d'une élection dont le résultat est très difficile à prévoir. La grande question à laquelle semblent arriver les journalistes est celle de si le Québec aura un gouvernement péquiste majoritaire ou minoritaire.

PQ - Majoritaire? Minoritaire?
In his own little world par Vineet Radhakrishnan
Pour le Parti québécois, le 64e circonscription magique semble être Argenteuil (attention, les résultats des élections partielles dans Argenteuil pourraient bâcler notre prévision). C'est-à-dire, si le Parti québécois gagne là-bas, en plus des comtés plus serrées pour lui tels que Verdun ou Papineau, on pourrait se trouver avec une majorité péquiste plutôt stable.

Des résultats comme Saint-Jérôme ou Terrebonne aux péquistes pourraient indiquer un balayage total.

Par contre, si Groulx ou Mirabel tombent à la CAQ, si Argenteuil revient aux mains des Libéraux, si Jean Charest réussit à garder Sherbrooke, ceux-ci pourraient être des signes que les péquistes n'obtiendront qu'une minorité.

PLQ - Charest comme chef de l'opposition officielle?

Pour les Libéraux, le 63e siège à obtenir est celle de Soulanges, voire Sainte-Rose. Que l'idée semble plus ou moins farfelue démontre que tout la course semble perdue à l'avance pour nos amis rouges. Pour garder leur statut d'opposition officielle, ils vont devoir garder des sièges tels qu'Anjou--Louis-Riel et Papineau, où siègent des ministres. Ou siégeaient, vu que Papineau est maintenant vacant.

Si Agnès Maltais (Taschereau) ou Leo Bureau-Blouin (Laval-des-Rapides) sont défaits aux mains des libéraux, peut-être il s'agit d'une signe d'une majorité libérale inattendue.

CAQ attaque?

L'obtention de sièges tels que Masson et Mirabel pourraient nous indiquer que la CAQ frôle le territoire de l'opposition officielle. Un éclatement de la bulle caquiste se ferait sentir d'abord dans Lotbinière-Frontenac, peut-être c'est pourquoi Sylvie Roy de la CAQ l'a abandonnée en faveur d'Arthabaska.

jeudi 26 juillet 2012

Candidatures: Marois devrait déjà être en mesure de choisir son cabinet

Pierre Descoteaux se présente encore dans Groulx
Une pancarte

Dans les journaux, on lit chaque jour des histoires sur les nouvelles candidatures dans des comtés partout au Québec. Mais plutôt qu'à considérer chaque candidature dans chaque circonscription comme étant d'importance — sans doute, elle l'est pour chacun des candidats nommés — on croit ici qu'on devrait plutôt mettre l'emphase sur les candidatures là où les candidats auront une chance de gagner. C'est ce qu'on va faire ici.

Si on fait le tri des comtés selon notre prévision des circonscriptions par la grade donnée à chaque course et les partis qui risquent d'y gagner, on voit facilement qu'il ne reste qu'une vingtaine de candidatures avant que les trois partis principaux soient en mesure d'aller en campagne.

Les candidatures d'importance qui restent d'être annoncées seraient les suivantes:

lundi 23 juillet 2012

Courses serrées: La bataille de Verdun?

Qui dit « Montréal » dit « libéral », selon plus d'un observateur sur la scène politique. Mais depuis peu de temps notre modèle désigne la circonscription de Verdun, qui comprend l'arrondissement du même nom ainsi que l'Île-des-Soeurs, comme une lutte serrée cette fois. Comment ça se fait?

Île-des-Soeurs
L'Île-des-Soeurs

Faute de renseignements plus précis sur les candidats à venir dans cette partie de l'Île de Montréal, on présume que le député sortant, Henri-François Gautrin, se représente, ce qui donne au PLQ l'avantage d'incumbency.

On entend dire aussi que l'ancien député bloquiste Thierry St-Cyr pourrait aspirer à serrer la main d'une part de ses anciens électeurs. Il y a aussi des candidates déjà nommées pour Québec solidaire, Chantale Michaude; et pour le Parti vert du Québec, Suzanne Moussette.

Qui que ce soit, les libéraux auront de la porte-à-porte à faire dans le comté. Comme vous pouvez constater, le résultat n'est point reluisant pour M. Gautrin:


Cliquez pour aggrandir

Est-ce que la menace au Parti Libéral vient du fait que les circonscriptions viennent d'être réaménagées? Cette hypothèse peut être rejetée d'emblée, les frontières étant exactement celles qui existaient depuis la carte de 2001. On devra chercher la réponse ailleurs.

vendredi 20 juillet 2012

Mise à jour majeure du modèle

Shy Péquistes?/Effet Bradley - La différence entre les sondages finaux et les résultats des élections confond plus d'un auteur de prévisions électorales. Pour le PQ et l'ADQ en 2008, on a vu des résultats supérieurs à ce que prévoyaient les sondages. Par contre les libéraux, Québec solidaire, les verts et les "autres" n'avaient pas réussi à faire apparaître leurs militants aux urnes en si grand nombre.

Est-ce que les sondeurs ont mal calculé les électeurs probables? Est-ce qu'il y avait une montée de participation non prévue par les modèles des sondeurs? Ou est-ce qu'il y a une réticence parmi l'électorat d'admettre aux inconnus qu'ils allaient voter PQ/ADQ?

On pourrait se trouver devant cette phénomène qui s'appelle ailleurs l'«Effet Bradley» (États-Unis) ou les «Shy Tories» (Royaume-Uni). Ça se peut qu'il y a quelque chose de stigmatisant de voter PQ.

Par exemple, un jour pendant les élections de 2008, en marchant à l'Université McGill, j'ai vu un panneau qui autrefois avait été "Anyone But Conservative" pendant les élections fédérales, et qui avait été modifié afin de lire "Anyone but PQ".

Si on présume que les mêmes penseurs étaient responsables pour ces deux interventions politiques, il s'agit d'absurdités: le plateforme du PQ à l'époque n'a eu rien en commun avec celui du gouvernement Harper. Mais le stigmate qu'on colle aux "séparatistes" pourrait expliquer pourquoi il y en a qui sont sortis inaperçus aux urnes en décembre 2008.

D'ailleurs, on pourrait bien se demander si cet effet existera pour la CAQ?

Alors un multiplicateur sera dorénavant appliqué aux sondages, et ce pour chaque parti. Soit de 0.94 pour le PLQ, 1.09 pour le PQ; 1.10 pour la CAQ, 0.99 pour QS, 0.63 pour le PVQ, 0.47 pour les indépendants, et de 0.81 pour l'ON, soit la moyenne entre QS & le PVQ, ce qui me semblait juste, vu qu'ils n'ont jamais élu de député et leur organisation vient de naître.

Comparer régions aux régions - Le multiplicateur donné aux partis pour la différence entre le soutien d’aujourd’hui et celui des dernières élections, quand les sondages régionales étaient activées, produisait des résultats extrêmes et bizarres, causé par la très grande différence entre, par exemple, le vote national pour QS en 2008 et le soutien pour QS sur l'île de Montréal en 2012.

Le modèle produisait des résultats tels que Gouin, 63% pour Québec solidaire, ce que même les solidaires les plus optimistes n'oseraient pas à espérer.

Alors quand les sondages régionales sont activées, le modèle compare maintenant le soutien pour chacun des partis à Montréal, ou n'importe quel autre région, en 2012 contre celui de 2008.

Retrait des chiffres - Si la politique ne s'agit pas de "beanbag", les prévisions quant à elles ne s'agissent pas non plus de tarot. Ou du Loto. Il me semble plus intéressant de mettre en vedette les grades variées qu'on donnera aux courses dans les circonscriptions. Comme ça je vais avoir l'air moins nul chaque fois la prévision change et j'aurais à changer les chiffres sur 50 pages, sans recours au PHP ni SQL.

En m'inspirant du site web Fivethirtyeight, je donnerai maintenant aux circonscriptions les grades de "Sûre", "Probable", "Se penche" et "Serrée", selon la marge entre les partis. Il va y avoir plein de belles couleurs pour ceux qui aiment ce genre de chose (comme moi).

La note des "Autres" - Dépend sur la présence cette année d'un candidat indépendant, au lieu des élections précédentes. En fait il y a très peu de vrais indépendants, plutôt des membres de petits partis qui se présentent chaque année (Parti Marxiste-Léniniste, Parti indépendantiste, et al.)

Un modèle plus sophistiqué prendraient en compte le vote M-L, mais serait dépendant sur les sondages qui n'incluent pas habituellement les noms des petits partis dans les listes données aux sondées.

Afin d'afficher une score pour les "Autres", le modèle exigeait un candidat indépendant en 2008, qui manquait dans beaucoup de cas. Je l'ai corrigé en donnant aux "Autres" 0.7% de base par défaut s'il y a un candidat aux élections prochaines.

Alors les courses et les pages sur les circonscriptions seront mises à jour prochainement. Patience, mon petit!

jeudi 19 juillet 2012

Masson - Un fief péquiste?

Dans les nouvelles d'aujourd'hui, on voit que le député de Masson s'en va au lieu de se présenter aux prochaines élections. À l'âge de 28 ans, Guillaume Tremblay cite la raison de vouloir fonder une famille (avec un salaire de député, tout devient possible, je suppose) pour justifier son départ. Il note que Masson "a toujours été un fief péquiste." Mais après la révision de la carte électorale en 2011, cette confiance envers l'électorat est-t-elle toujours justifiée?

Comme on peut voir dans la nouvelle carte, Masson perd une grande partie de son territoire, dû à la croissance des villes qui y restent, comme Mascouche. Par contre, les villes de Repentigny et Charlemagne quittent entièrement Masson, comme on a déjà vu en examinant le comté de L'Assomption. Quels sont les effets de ce changement, qui tombe, heureusement, sur les limites préexistantes?

lundi 16 juillet 2012

Les luttes: L'Assomption - présomption de victoire

MISE À JOUR LE 19 JUILLET, 2012

Il y a fort à parier que la soirée des élections, les yeux vont être fixés sur la circonscription de L'Assomption, au Rive-Nord dans la région de Montréal, où l'ancien ministre, et nouveau chef de la Coalition Avenir Québec va se présenter pour la première fois depuis sa démission du caucus péquiste. En effet, il s'agit, en partie, de son ancien comté de Rousseau (ver. 2001). À cause de la création de Repentigny dans la carte de 2011, il y a eu un effet majeur sur L'Assomption, qui a été détruite et reconstitué de petits morceaux des comtés avoisinants. Il y avait un travail à faire afin de chercher les véritables chiffres des sections de vote qui se trouvent dans le nouveau L'Assomption (ver. 2011).

La nouvelle et l'ancienne circonscriptions de L'Assomption

En plus des bulletins votés, j'ai aussi compté les électeurs abstentionnistes, ce qui devrait donner une meilleure idée du taux de participation auquel on pourra s'attendre ici.

Comme on peut voir au tableau, l'addition de ces morceaux de territoire de Terrebonne, l'Épiphanie, la paroisse de L'Assomption, et la Ville de Charlemagne ne rend pas la nouvelle L'Assomption un terrain aussi fertile pour les adéquistes qu'on aurait cru (dans nos chiffres, la CAQ prend grosso modo la place de l'ancien ADQ). En fait, le comté est devenu légèrement plus péquiste, mais mon ancienne méthode de compter seulement un pourcentage des anciens comtés, au lieu des sections de vote individuelles, avait surestimé par 3% le soutien péquiste dans le secteur.

Les votes selon le parti en 2008, dans la nouvelle L'Assomption

Malgré celà, il y a des aspects de la campagne ici qui font en sorte que l'avantage reste maintenant chez les caqistes (ou "coalisés" si vous préférez).

dimanche 15 juillet 2012

Courses serrées: Bonaventure - Une aventure électorale

MISE À JOUR LE 19 JUILLET, 2012

Un bon dimanche à vous et voici une mise à jour sur les courses les plus serrées au Québec en vue des prochaines élections générales. Aujourd'hui on va parler de la circonscription de Bonaventure, qui se trouve non pas au centre-ville de Montréal, à côté d'une station de Métro, comme j'aurais pensé il y a quelques années, mais plutôt en Gaspésie.

Gros changements en Gaspésie </ironie>

Sur la nouvelle carte, les changements apportés au comté se résument comme suit: Bonaventure avale la Ville de Chandler, autrefois dans Gaspé. C'est tout. J'ai dû mettre à jour mes estimations du résultat notionnel de 2008, en utilisant les chiffres des sections de vote réelles, au lieu d'un simple pourcentage du comté de Gaspé. Heureusement l'erreur était simplement de 0.73%. La ville de Chandler rend Bonaventure légèrement plus péquiste, mais moins péquiste que j'avais prévu, rendant le comté un peu plus sûr pour les libéraux dans mes prévisions qu'il y a 5 minutes.

Par contre, même si on prend en compte la victoire libérale de 2011 dans Bonaventure, il y a d'autres facteurs qui diminuent leurs chances cette fois. Comme Papineau, discuté il y a quelques jours, il s'agit d'un comté abandonné par un ministre, dans ce cas Nathalie Normandeau, ancienne ministre des ressources naturelles partie se faire des piasses au privé. La perte d'une ministre, en des circonstances discutables, pourrait priver le comté d'argent, d'enthousiasme, et d'attention médiatique. D'ailleurs, en ce moment, les sondages régionaux sont défavorables aux libéraux: 27.3% contre 43.4% pour les péquistes.

Le taux de participation dans Bonaventure (version 2001) aux partielles du 5 décembre, 2011 était de 55%, inférieure à sa moyenne de 65% aux années 2000, mais semblable au taux de 2008 (58%), où les élections étaient situées dans la même période du mois de décembre. J'ai jamais passé un hiver en Gaspésie, mais j'imagine aller voter n'est pas une passe-temps préféré en décembre. Comme on l'a vu, la participation accrue nuit aux libéraux.

Alors, des élections générales souhaités par la population pourraient changer la donne dans le nouveau Bonaventure. Mais les changements apportés au modèle donnent maintenant une avance de 10% pour les libéraux, une déception comparé aux résultats de 2008, mais qui leur permet d'éviter une mauvaise aventure.

mercredi 11 juillet 2012

MacMillan Lâche Papineau - Pas Surprenant

Les nouvelles sont pleines d'informations sur les activités pré-électorales, telles que cette histoire sur Radio-Canada.

Grâce à mes analyses de la répartition des électeurs, on peut lire entre les lignes un peu, en découvrant que cette nouvelle que le Ministre délégué aux Transports quitte n'est pas vraiment surprenant, vu la caractère de sa circonscription.

Une section du sud-ouest de Papineau. Source: DGEQ


La circonscription de Papineau a perdu quelques-uns de ses électeurs résidant dans la municipalité de Val-des-Monts, mais garde l'essentiel de son territoire.

Elle vole aussi une partie de Chapleau (la section en violette ci-dessus, à gauche de la ligne bourgogne), deux petits quartiers banlieusards. Une analyse de ces sections de vote spécifiques permettrait une prévision encore plus fiable.

Le législateur a facilité notre tâche en confinant largement les répartitions d'électeurs aux frontières municipales ou celles déjà existant dans les résultats de 2008. Dans ce cas, il paraît plus difficile. On consultera donc seulement les données sur les résultats selon la section de vote en 2008, et non pour l'instant la carte des sections de vote.

Sans tenir compte de ces quartiers, dans les résultats notionnels de 2008, la nouvelle circonscription de Papineau garde sa caractère libérale, battant les péquistes 51%-32%. La perte de Val-des-Monts rend la population un peu moins adéquiste, et encore plus une lutte à deux.

Le temps changent...

Mais voyons ce qui se passe quand on applique les sondages régionales à ce comté. À l'ouest du Québec, selon les sondages chez ThreeHundredEight.com et si on applique le multiplicateur aux résultats dans Papineau, le niveau de soutien aux partis peut être estimé comme ceux démontrés ici. Le modèle de prévision donne alors l'avantage au PQ. Bref, une lutte serré, où les liens entre le Ministre délégué aux Transports et l'industrie de la construction, qui a suscité beaucoup de controverse depuis 2008, allait faire des manchettes chaque jour. Passer au secteur privé à l'air beaucoup plus attirant, n'est-ce pas?

La perte du ministre sortant donne un autre avantage au PQ. Alors, le modèle donne Papineau au PQ, contrairement aux Gatineau et Chapleau avoisinants, qui restent aux mains des libéraux.

lundi 9 juillet 2012

Projection Astrale

Ayant découvert les nouvelles circonscriptions et les "tendances" dans chacune, quess'on fait avec? Comment peut-on faire nos prévisions électorales déjà? Patience, mon petit jeune. Tout va être révélé.

Les nouveaux comtés

Inspiré par le UKPollingReport Election Guide, d'abord je mettrai un sommaire des changements principaux, tirés du Rapport final du DGEQ.

Grâce à "la population qui bouge", trois comtés ont été perdus en région (Bas-Saint-Laurent: Kamouraska-Témiscouata et Matane; Chaudière-Appalaches: Montmagny-L'Islet) et trois d'autres ont été crées en banlieue (Repentigny, Sainte-Rose, Sanguinet).

Le nombre de comtés reste, bien sûr, 125.

Deux des anciens comtés, Kamouraska-Témiscouata et Montmagny-L'Islet avaient voté Libéral en 2008, pendant que Matane (ou Matapédia) était péquiste. On peut aussi considérer les nouvelles circonscriptions, et leurs résultats "notionnels" de 2008:

Repentigny (Lanaudière): Parti québécois 43% c. Libéraux 31% — ou PQ +12%
Sainte-Rose (Laval): Libéraux 46% c. Parti québécois 37% — ou PLQ +9% (Voir la mise à jour sur les prévisions dans Sainte-Rose)
Sanguinet (Montérégie): Parti québécois 41% c. Libéraux 39% — ou PQ +2%
Le PQ aurait donc "gagné" un siège par défaut.

Notons qu'on ignore toujours (pour l'instant) les changements apportés aux comtés qui ont vu leurs frontières rétrécies, ainsi que les comportements électoraux de ces morceaux de territoire qui ont changé de mains.

Sur ce sujet fascinant, aujourd'hui il y a un article intéressant sur la répartition des comtés fédéraux chez Threehundredeight.com.

Appliquer les sondages aux comtés

Dans Excel j'ai fait une nouvelle feuille de travaille qui contient d'abord les résultats de mes calculs précédents (les résultats dits notionnels), avec du formatage conditionnel afin de rendre les résultats plus intéressants à voir, comme ça:


Les chiffres en gras étant ceux qui auraient gagné dans chacun des nouveaux comtés en 2008, entre guillemets — puisque les anciennes frontières existaient à l'époque. Les soulignés, en bon deuxième.

Ensuite il fallait décider comment manipuler les chiffres afin de démontrer les changements dans l'opinion publique. Faut-il ajouter un chiffre à un parti, et le soustraire d'un autre, selon qui avait gagné des points depuis 2008? Faut-il plutôt multiplier et diviser en proportion des gains?

Pour la réponse, j'ai regardé la méthodologie chez Threehundredeight qui a déjà fait des efforts quantitatives intéressantes. En bref, selon ce que j'ai pu discerner, ce site-là applique un multiplicateur au vote à chaque parti et ce dans chaque comté, selon la différence pour ce parti entre les sondages les plus récents et les résultats des dernières élections.

Voici une exemple:


Les choses ont changés depuis 2008, et on voit que le Parti pomme ne va plus bien, et est maintenant en deuxième place, coude-à-coude avec le Parti arc-en-ciel. Le Parti tarte risque de former un gouvernement. Mais comment peut-on en être sûr?

Il faut regarder dans chaque comté:


En 2008, Le Parti tarte a seulement gagné dans Sainte-Pauline. Mais ses résultats dans Saint-François risquent d'être intéressants cette fois. Est-ce que la poussée (swing) risque de faire gagner le Parti tarte là-bas? Pendant ce temps, le Parti arc-en-ciel aimerait bien voler Sainte-Pauline.

On ajoute donc le multiplicateur dans chaque circonscription, selon le parti. Voici les résultats de cette méthode:


Selon ces résultats, on voit deux choses: le Parti arc-en-ciel a non seulement gardé Saint-François, ils ont aussi pris Saint-Jean de la main des pommistes! Mais à côté, il y a un problème — le total du vote dans Saint-François est égale à %127!

Présumons qu'il n'y a pas eu de fraude électorale cette fois. Un ajustement est nécessaire, en divisant chaque résultat par le total, afin de retrouver un total de %100 partout.


La lutte est serrée dans Saint-Jean. On va voir d'autres facteurs plus tard.