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dimanche 2 décembre 2012

Les dix Québec - #1 - Le Québec francophone prospère

Atlantide
Club de Golf Atlantide,
Notre-Dame-de-l'Île-Perrot
Vous l’avez probablement appris à l’école, qu’il y ait un lieu qui s’appelle le Québec, situé quelque part dans le monde. Mais peut-être il n’y a pas qu’un Québec, mais dix. Comment ça se fait ?

Parlons-nous de la fameuse « partition » du West Island et quelques réserves autochtones ? Non, il s’agit plutôt des partitions (clusters) que nous avons faites à partir des statistiques sur les circonscriptions électorales au Québec, selon leurs caractéristiques, ce qui n’a souvent rien à voir avec le West Island ni des anglophones.

Après avoir opéré l’Algorithme des k-moyennes sur les Dossiers Socio-économiques du DGEQ, en écartant temporairement la politique et se concentrant sur des traits comme la population, le revenu, le pourcentage de locataires, la langue parlée à la maison, etc., on a pu discerner 10 regroupements distincts. Les résultats étaient intéressants, et pourraient même servir d’une sorte d’introduction à la sociologie politique du Québec.

Nous allons examiner ces 10 Québec en série sur ce site web. Aujourd’hui, on commence avec la première partition, celle de Soulanges (Saint-Lazare, Rigaud, etc.). On pourrait la surnommer « Le Québec francophone prospère ».
Summary: A POST WHEREIN we use k-means analysis on socio-economic census data to find ten distinct clusters among the various National Assembly electoral ridings (districts) of Québec; and introduce a series of sketches with a description of the first cluster, which we have labeled "Prosperous French Québec".

vendredi 30 novembre 2012

Infographie - La CAQ, revenus, et les transports

Dans le cadre de notre examen du vote caquiste, et aussi en guise d’essai d’une nouvelle technologie d’infographie, voici une infographie qui présente les données sur les transports motorisés et le revenu moyen dans sept circonscriptions électorales au Québec, choisies au hasard.

Les corrélations (pan-québécoises) que nous qualifions de significatives quant au vote par parti sont les suivantes:

Transports motorisés: PLQ: r = -0.27; PQ: 0.23; CAQ: 0.57; QS: -0.70
Revenu moyen: PLQ: r =  0.27; PQ: -0.33; CAQ et QS: pas de corrélation significative

lundi 26 novembre 2012

Notes sur la CAQ: Notre défense

Certains avaient soulevé des objections à notre liste de corrélations entre le vote du CAQ aux élections québécoises de 2012 et certaines caractéristiques démographiques.

Happy Girl Hopscotch in Strawberry Free Creative Commons« Du grand n'importe quoi, ce texte » avançait courageusement M. Anonyme.

En guise de soutenance, nous avons repris les résultats dans chacun des comtés, et les données basées sur les Dossiers socioéconomiques sur les circonscriptions électorales du DGEQ, elles-mêmes créées à partir du recensement canadien de 2006 (puisque le gouvernement Harper a saboté le recensement de 2011 en minant la crédibilité des réponses).

Summary: A POST WHEREIN we attempt to defend our observations on correlations between the CAQ vote in 2012 and certain demographic characteristics by explaining our methodology and giving a selection of normalized scores in the top five and bottom five electoral districts for the Coalition (see below).

mercredi 14 novembre 2012

Notes sur la CAQ

François Legault de la CAQNous avons examiné les données sur le vote caquiste aux élections de 2012, à travers les données socio-économiques des circonscriptions électorales au Québec. Mais attention, les données sont faites au niveau de la circonscription et non le ménage ou l'individu. Ils datent aussi de 2006, vu que le gouvernement Harper a saboté depuis les données du recensement. Et bien sûr, quand on parle des tendances socio-économiques, il y a toujours des cas exceptionnels.

Quand un nouveau parti apparaît, la question devient, ce sont qui, leurs électeurs? C'est précisément ce qu'on essayait à découvrir à partir des chiffres.

(Voir aussi notre défense de cet article)

Summary: A POST IN which we outline some of the principal correlations between demographic data in electoral districts in Québec and the vote for the Coalition Avenir Québec, a party making its first general election appearance in 2012.

dimanche 12 août 2012

Sherbrooke - Pire que prévu pour les libéraux?

Dès le début, notre site web s'est démarqué avec des prévisions nettement plus favorables au Parti québécois que celles trouvées sur d'autres sites web. Mais peut-être au lieu de s'adapter aux critiques, on aurait dû avoir plus de confiance envers notre propre travail. Car un sondage publié le 10 août concorde avec notre prévision que la circonscription de Sherbrooke n'était pas acquise aux libéraux cette année. En fait, le sondage réalisé par Segma donne au PQ 15 points d'avance. Comment ça se fait?

Afin d'obtenir des résultats semblables dans notre modèle — qui prend en compte toujours des chiffres, malgré le retrait graduel de ce site web des chiffres qu'on devrait plutôt qualifier de pseudo-science — on a dû ajuster sensiblement les résultats des sondages régionaux.

Comme vous voyez dans le tableau ci-dessous, un résultat de 11% pour la CAQ dans le comté mettrait la Coalition à 37% dans la méga-région identifié comme le "Centre du Québec", qui comprend non seulement l'Estrie mais aussi des parties de la Mauricie et la Capitale-Nationale. Les libéraux verraient une baisse de 9% par rapport aux sondages publiés sur ThreeHundredEight.com. Le Parti québécois resterait à 33%.

Ces résultats font du sens, intuitivement, parce que le soutien accru pour la CAQ ne serait pas distribué de manière équitable. Sherbrooke est, comme souligne l'article, une ville universitaire. On pourrait prévoir que la CAQ ne trouverait pas autant d'électeurs prédisposés à écouter son discours que dans Beauce-Sud, par exemple.

Après ces résultats, on pourrait se poser la question de si le vote CAQ est sous-évalué dans les prévisions? Peut-être la CAQ n'équivaut pas l'ADQ autant que les observateurs auraient crû. Est-ce qu'une vague caquiste se cacherait dans l'arrogance des politicologues montréalais (voici, un coupable). Afin de voir ce qui pourrait en résulter, on peut appliquer cette même différence aux sondages dans les autres régions du Québec.

Étrangement, avec un tel swing appliqué uniformément, le modèle donnerait à la CAQ seulement 26 sièges. Mais François Legault serait chef de l'Opposition officielle, devant un Parti libéral décapité à 25 sièges, confiné aux bastions du West Island. Le Parti québécois bénéficierait d'une forte majorité à 73 sièges. Amir Khadir se contenterait de jouer au Québec solitaire pendant 4 années de plus.

C'est peut-être pas la vote étudiant que M. Charest devrait craindre, mais plutôt la réaction chez l'électeur médiane à l’intransigeance de son parti face à la perception de corruption qui l'entourait.

samedi 11 août 2012

Mise à jour - En avance sur notre temps

Certains tenaient des critiques à notre égard, parce qu'on a prévu une majorité ou minorité péquiste, ce qui semble maintenant faire partie d'un consensus. C'est encore le cas ici.

Pendant qu'on se parle, on met à jour nos prévisions des circonscriptions. Nous avons introduit un élément d'incertitude à notre modèle. Au lieu de simplement se contenter d'ajouter un pourcentage arbitraire aux résultats pour chaque parti, et dire que les résultats pourraient se trouver entre là, on a décidé de s'inspirer encore une fois du site web FiveThirtyEight et de présenter les résultats de plusieurs simulations des résultats.

En tenant compte du nombre de répondants aux sondages les plus récents, on a pu calculer une marge d'erreur, ce qu'on a distribué de manière aléatoire aux résultats des partis, avant les autres calculs que fait notre modèle dans chacun des comtés.

Vous pouvez voir dans le graphique ci-dessous que les résultats de ces simulations (avec les sondages les plus récents) donnent au Parti québécois une chance d'au moins 98% de gagner 63 sièges ou plus, soit le montant requis pour une majorité dans l'Assemblée nationale.

Il y a une chance de 2% (sur 55 simulations) que les libéraux se trouveraient en position de pluralité, c'est-a-dire un gouvernement minoritaire libéral. Notons également que les péquistes auraient une chance de 15% de gagner Sherbrooke, la circonscription du Premier ministre sortant, Jean Charest.

Pour sa part, Françoise David aurait une chance de 89% de gagner Gouin.

Jean-Martin Aussant gagne son siège, Nicolet-Bécancour, dans 2% des simulations, mais vu qu'on connait pas son plancher de soutien, c'est difficile à dire. Nous avons estimé qu'Option nationale recevrait un montant équivalant à 5% du soutien péquiste et 1% du soutien solidaire en 2008. Évidemment, si les sondeurs nous donnaient un peu plus de renseignements, cela serait beaucoup apprécié.

jeudi 26 juillet 2012

Candidatures: Marois devrait déjà être en mesure de choisir son cabinet

Pierre Descoteaux se présente encore dans Groulx
Une pancarte

Dans les journaux, on lit chaque jour des histoires sur les nouvelles candidatures dans des comtés partout au Québec. Mais plutôt qu'à considérer chaque candidature dans chaque circonscription comme étant d'importance — sans doute, elle l'est pour chacun des candidats nommés — on croit ici qu'on devrait plutôt mettre l'emphase sur les candidatures là où les candidats auront une chance de gagner. C'est ce qu'on va faire ici.

Si on fait le tri des comtés selon notre prévision des circonscriptions par la grade donnée à chaque course et les partis qui risquent d'y gagner, on voit facilement qu'il ne reste qu'une vingtaine de candidatures avant que les trois partis principaux soient en mesure d'aller en campagne.

Les candidatures d'importance qui restent d'être annoncées seraient les suivantes:

vendredi 20 juillet 2012

Mise à jour majeure du modèle

Shy Péquistes?/Effet Bradley - La différence entre les sondages finaux et les résultats des élections confond plus d'un auteur de prévisions électorales. Pour le PQ et l'ADQ en 2008, on a vu des résultats supérieurs à ce que prévoyaient les sondages. Par contre les libéraux, Québec solidaire, les verts et les "autres" n'avaient pas réussi à faire apparaître leurs militants aux urnes en si grand nombre.

Est-ce que les sondeurs ont mal calculé les électeurs probables? Est-ce qu'il y avait une montée de participation non prévue par les modèles des sondeurs? Ou est-ce qu'il y a une réticence parmi l'électorat d'admettre aux inconnus qu'ils allaient voter PQ/ADQ?

On pourrait se trouver devant cette phénomène qui s'appelle ailleurs l'«Effet Bradley» (États-Unis) ou les «Shy Tories» (Royaume-Uni). Ça se peut qu'il y a quelque chose de stigmatisant de voter PQ.

Par exemple, un jour pendant les élections de 2008, en marchant à l'Université McGill, j'ai vu un panneau qui autrefois avait été "Anyone But Conservative" pendant les élections fédérales, et qui avait été modifié afin de lire "Anyone but PQ".

Si on présume que les mêmes penseurs étaient responsables pour ces deux interventions politiques, il s'agit d'absurdités: le plateforme du PQ à l'époque n'a eu rien en commun avec celui du gouvernement Harper. Mais le stigmate qu'on colle aux "séparatistes" pourrait expliquer pourquoi il y en a qui sont sortis inaperçus aux urnes en décembre 2008.

D'ailleurs, on pourrait bien se demander si cet effet existera pour la CAQ?

Alors un multiplicateur sera dorénavant appliqué aux sondages, et ce pour chaque parti. Soit de 0.94 pour le PLQ, 1.09 pour le PQ; 1.10 pour la CAQ, 0.99 pour QS, 0.63 pour le PVQ, 0.47 pour les indépendants, et de 0.81 pour l'ON, soit la moyenne entre QS & le PVQ, ce qui me semblait juste, vu qu'ils n'ont jamais élu de député et leur organisation vient de naître.

Comparer régions aux régions - Le multiplicateur donné aux partis pour la différence entre le soutien d’aujourd’hui et celui des dernières élections, quand les sondages régionales étaient activées, produisait des résultats extrêmes et bizarres, causé par la très grande différence entre, par exemple, le vote national pour QS en 2008 et le soutien pour QS sur l'île de Montréal en 2012.

Le modèle produisait des résultats tels que Gouin, 63% pour Québec solidaire, ce que même les solidaires les plus optimistes n'oseraient pas à espérer.

Alors quand les sondages régionales sont activées, le modèle compare maintenant le soutien pour chacun des partis à Montréal, ou n'importe quel autre région, en 2012 contre celui de 2008.

Retrait des chiffres - Si la politique ne s'agit pas de "beanbag", les prévisions quant à elles ne s'agissent pas non plus de tarot. Ou du Loto. Il me semble plus intéressant de mettre en vedette les grades variées qu'on donnera aux courses dans les circonscriptions. Comme ça je vais avoir l'air moins nul chaque fois la prévision change et j'aurais à changer les chiffres sur 50 pages, sans recours au PHP ni SQL.

En m'inspirant du site web Fivethirtyeight, je donnerai maintenant aux circonscriptions les grades de "Sûre", "Probable", "Se penche" et "Serrée", selon la marge entre les partis. Il va y avoir plein de belles couleurs pour ceux qui aiment ce genre de chose (comme moi).

La note des "Autres" - Dépend sur la présence cette année d'un candidat indépendant, au lieu des élections précédentes. En fait il y a très peu de vrais indépendants, plutôt des membres de petits partis qui se présentent chaque année (Parti Marxiste-Léniniste, Parti indépendantiste, et al.)

Un modèle plus sophistiqué prendraient en compte le vote M-L, mais serait dépendant sur les sondages qui n'incluent pas habituellement les noms des petits partis dans les listes données aux sondées.

Afin d'afficher une score pour les "Autres", le modèle exigeait un candidat indépendant en 2008, qui manquait dans beaucoup de cas. Je l'ai corrigé en donnant aux "Autres" 0.7% de base par défaut s'il y a un candidat aux élections prochaines.

Alors les courses et les pages sur les circonscriptions seront mises à jour prochainement. Patience, mon petit!

jeudi 19 juillet 2012

Masson - Un fief péquiste?

Dans les nouvelles d'aujourd'hui, on voit que le député de Masson s'en va au lieu de se présenter aux prochaines élections. À l'âge de 28 ans, Guillaume Tremblay cite la raison de vouloir fonder une famille (avec un salaire de député, tout devient possible, je suppose) pour justifier son départ. Il note que Masson "a toujours été un fief péquiste." Mais après la révision de la carte électorale en 2011, cette confiance envers l'électorat est-t-elle toujours justifiée?

Comme on peut voir dans la nouvelle carte, Masson perd une grande partie de son territoire, dû à la croissance des villes qui y restent, comme Mascouche. Par contre, les villes de Repentigny et Charlemagne quittent entièrement Masson, comme on a déjà vu en examinant le comté de L'Assomption. Quels sont les effets de ce changement, qui tombe, heureusement, sur les limites préexistantes?

mardi 17 juillet 2012

Courses serrées - Arthabaska - Ça brasse dans le Centre

MISE À JOUR LE 19 JUILLET, 2012

Les formules changent, la prévision change. On prévoit en ce jour une minorité péquiste. Pourquoi? Nous avons corrigé quelques failles mineurs dans le modèle. Il y a aussi le fait qu'un erreur s'est glissé dans la transcription des résultats des sondages publiés sur le site web threehundredeight.com. Notamment, la CAQ et Québec solidaire étaient à l'invers. Cette situation est maintenant corrigée, ce qui donne QS au moins un autre siège sur l'Île de Montréal. Mais ceci pourrait changer.

Tout comme Arthabaska. Voici le comté, comme vous voyez, il y a eu des modifications lors de la refonte de la carte. Il semble que la région perd sa population. Selon le sociologue Pierre Drouilly, Chaudière-Appalaches est le terrain fertile pour les conservateurs au fédéral. D'où le succès de l'ADQ et maintenant la CAQ dans la région. Et voici un comté coincé entre Chaudière et le Centre du Québec.

Le transfert des électeurs fait en sorte que cette nouvelle version de Arthabaska est plus adéquiste qu'avant. Les électeurs de Lotbinière avaient gardé l'ADQ chez eux en 2008.

Le député sortant Claude Bachand (le libéral, pas le bloquiste) défendra vraisemblablement les couleurs libérales ici cette fois. Il aura besoin du petit avantage que lui donne le modèle. Peut-être M. Bachand dormira mieux cet été avec cette idée en tête, pendant qu'un caquiste quelque part rêve de prendre son emploi. La CAQ pourrait bien voler ce comté des libéraux tout comme l'ADQ l'a fait en 2007. Selon nos chiffres, il s'agit ici de leur opportunité numéro un aux prochaines élections.

Une lutte à surveiller, c'est sûr!

lundi 16 juillet 2012

Les luttes: L'Assomption - présomption de victoire

MISE À JOUR LE 19 JUILLET, 2012

Il y a fort à parier que la soirée des élections, les yeux vont être fixés sur la circonscription de L'Assomption, au Rive-Nord dans la région de Montréal, où l'ancien ministre, et nouveau chef de la Coalition Avenir Québec va se présenter pour la première fois depuis sa démission du caucus péquiste. En effet, il s'agit, en partie, de son ancien comté de Rousseau (ver. 2001). À cause de la création de Repentigny dans la carte de 2011, il y a eu un effet majeur sur L'Assomption, qui a été détruite et reconstitué de petits morceaux des comtés avoisinants. Il y avait un travail à faire afin de chercher les véritables chiffres des sections de vote qui se trouvent dans le nouveau L'Assomption (ver. 2011).

La nouvelle et l'ancienne circonscriptions de L'Assomption

En plus des bulletins votés, j'ai aussi compté les électeurs abstentionnistes, ce qui devrait donner une meilleure idée du taux de participation auquel on pourra s'attendre ici.

Comme on peut voir au tableau, l'addition de ces morceaux de territoire de Terrebonne, l'Épiphanie, la paroisse de L'Assomption, et la Ville de Charlemagne ne rend pas la nouvelle L'Assomption un terrain aussi fertile pour les adéquistes qu'on aurait cru (dans nos chiffres, la CAQ prend grosso modo la place de l'ancien ADQ). En fait, le comté est devenu légèrement plus péquiste, mais mon ancienne méthode de compter seulement un pourcentage des anciens comtés, au lieu des sections de vote individuelles, avait surestimé par 3% le soutien péquiste dans le secteur.

Les votes selon le parti en 2008, dans la nouvelle L'Assomption

Malgré celà, il y a des aspects de la campagne ici qui font en sorte que l'avantage reste maintenant chez les caqistes (ou "coalisés" si vous préférez).